Plongez au cœur de l’histoire de Sens !
Traversez des siècles d’histoire de l’art et découvrez les richesses archéologiques du territoire au fil d’un nouveau parcours permanent, chronologique et thématique.
Profitez de nos dispositifs de médiation numérique pour enrichir votre visite et parcourir les collections de la Protohistoire jusqu’au 20e siècle.

Sens : des Sénons aux Gallo-romains
Partez à la rencontre du peuple guerrier Sénon, mené par leur chef Brennus, célèbre pour leur participation supposée à la prise de Rome au début du IVᵉ siècle. Entre idées reçues et réalités archéologiques, les objets se confrontent à construction du mythe gaulois en vogue au 19e siècle pour corroborer le roman national des racines gauloises.
Après la conquête de la Gaule, Sens devient Agedincum et s’organise à la mode romaine. Stèles funéraires, vestiges architecturaux, mosaïques décoratives et objets du quotidien sont autant de témoignages vivants pour faire revivre le passé de la Ville
Le trésor de la cathédrale
Le trésor de la cathédrale Saint-Étienne de Sens est considéré comme l’un des plus riches de France. Abritant un ensemble exceptionnel de tissus anciens, il conserve également de remarquables tapisseries, pièces d’orfèvrerie, émaux et ivoires.
Parmi les piliers de la fondation de ce trésor, on peut citer :
- le peigne liturgique de Saint-Loup (VIIe siècle) ;
- des reliques, dont celles de la Vraie Croix, offertes par Charlemagne à l’archevêque Magnus (VIIIe siècle) ;
- la Sainte Coupe (ciboire d’argent de la fin du XIIe siècle) et la Sainte Châsse (XIIe siècle) ;
- les reliques de l’évêque Thomas Becket (XIIIe siècle) ;
- un morceau de la couronne d’épines (1239), offert par le roi saint Louis.


L’âge d’or de Sens : du Moyen Âge au Siècle des Lumières
Métropole ecclésiastique à partir du VIᵉ siècle, Sens est un foyer important de la chrétienté. Sa mémoire est inscrite dans les pierres sculptées du dépôt lapidaire et atteste du rayonnement de l’archevêché. Au tournant de la Renaissance française, Sens accueille l’élan artistique d’une figure majeure de cette période : Jean Cousin (1500-1560).
Malgré la perte de son statut d’archevêché au profit de Paris, la ville connaît un second élan au XVIIIᵉ siècle, grâce aux travaux d’envergure entrepris par Monseigneur Languet de Gergy (1730-1753) et le cardinal de Luynes (1753-1788). Entre monuments à la gloire du Dauphin et l’ancien Jubé de la Cathédrale, imaginez la métamorphose de Sens à travers des éléments de décors monumentaux du Siècle des Lumières.
La collection Marrey
De la ferronnerie d’art de Raymond Subes aux bronzes d’Auguste Rodin, des peintres flamands aux impressionnistes français, entrez dans la collection de Lucien et Fernande Marrey, amateurs d’art, proches notamment du céramiste Jean Mayodon.
Après cette immersion dans un appartement de collectionneurs, plongez dans l’ambiance du premier musée des Beaux-Arts de Sens au 19e siècle avec son accrochage « du sol au plafond ». Envois de l’Etat et dons d’artistes ont nourri cette collection éclectique où se côtoient Guido Reni, Georges Antoine Rochegrosse, PIerre-Claude-François Delorme et René Binet.


Souvenirs napoléoniens
Son masque mortuaire, son costume favori et son emblématique bicorne : entrez dans l’intimité des dernières années de vie de Napoléon, empereur déchu exilé sur l’île de Sainte-Hélène. Grâce aux dons et et aux legs du Mamelouk Ali (Louis-Etienne Saint-Denis), son dernier serviteur, et du Général Duchesne, ces morceaux d’histoire témoignent de la puissance du mythe napoléonien.



